Skip to content
VOPUS - Gnose|Samael Aun Weor|Gnosis|LE CINQUIÈME ÉVANGILE
Le repaire du désir est dans le mental
Samael Aun Weor Tarot et Kabbale, chap. 52
La Gnose | VOPUS arrow Alchimie arrow Marie Madeleine

Marie Madeleine

Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Éditeur VOPUS   

Sources: Wikipédia et la rédaction de Vopus

 

MARIE MADELEINE


MARIE MADELEINE - Alexander Ivanov

Marie Madeleine est mentionnée, aussi bien dans le Nouveau Testament canonique, que dans la plupart des Évangiles Apocryphes, comme une disciple importante de Jésus de Nazareth.

Elle est considérée comme une Sainte par l’Église Catholique Romaine, l’Église Orthodoxe et la Communauté Anglicane, qui célèbrent sa fête le 22 juillet.

Elle acquit une importance spéciale pour les adeptes du mouvement gnostique chrétien. (Son nom fait référence au lieu de sa provenance: Marie de Magdala, ville située sur la côte occidentale du lac de Tibériade).

Marie Madeleine dans le Nouveau Testament

Les informations sur Marie Madeleine dans les Évangiles Canoniques sont incomplètes. Elle est citée dans quatre situations différentes:

  • En accord avec l’Évangile de Luc (Lc 8:2), Marie Madeleine logea et assista Jésus matériellement et ses disciples durant sa prédication en Galilée. Il a été révélé qu’elle avait été antérieurement soignée par Jésus: "Les douze l’accompagnaient ainsi que quelques femmes qui avaient été guéries de maladies et délivrées d’esprits mauvais: Marie, appelée Magdaléna, de laquelle avaient été chassé sept démons [...]"
  • En accord avec l’Évangile de Marc (Mc 15:45-47), Matthieu (Mt 27:55-56) et Jean (Jn 19:25), elle était présente durant la crucifixion de Jésus.
  • En compagnie d’autres femmes, elle fut le premier témoin de la résurrection de Jésus, selon des écrits historiques la concernant, dans Quatre des Évangiles (Mt 28:1-5, Jn 20:1-2, Mc 16:1-5, Lc 24:1-10). Après avoir annoncé la nouvelle à Pierre et aux autres apôtres.
  • Selon un texte seulement relaté dans l’Évangile de Jean, elle fut témoin d’une apparition de Jésus ressuscité (Jn 20:11-18).

Les écrits des Évangiles Canoniques sont les uniques passages dans lesquels est citée "Marie de Magdala". La tradition chrétienne occidentale (catholique), cependant, bien que sans s’appuyer sur d’évidents manuscrits d’aucun type, a identifié Marie Madeleine à d’autres personnages cités dans le nouveau testament:

  • La femme adultère que Jésus sauva de la lapidation, dans un épisode que seul a relaté l’Évangile de Jean (Jn 8:3-11). Il n’est pas démontré qu’il s’agisse d’elle et cette confusion est l’objet de nombreuses erreurs et de confusions au sein de l’Église Catholique, l’image de Marie Madeleine s’en trouva dégradée sans justification apparente.
  • La femme qui oint avec des parfums les pieds de Jésus et les rinça de ses cheveux avant son départ à Jérusalem selon les Évangiles Synoptiques (Lc 7:36-50, Mc 14:3-8, Mt 26:6-13), et dont le nom n’est pas mentionné. Selon Marc et Matthieu, cependant, l’onction qui eut lieu à Béthanie, "dans la maison de Simon le lépreux", fut effectuée par une femme identifiée comme Marie de Béthanie.
  • Marie de Béthanie, sœur de Lazard, à laquelle il est fait référence dans l’Évangile de Jean comme l’instigatrice de cette initiative (Jn 12:1-8), et qui apparait dans d’autres passages connus des quatre Évangiles, comme à la résurrection de Lazard (Jn 11:20-30). Elle est identifiée aussi comme étant la Marie de l’épisode de la dispute entre Marthe et Marie (Lc 10:38-42).
MARIE MADELEINE - Le Grec

L’identité de Marie Madeleine comme Marie de Béthanie et "la femme qui fût une pécheresse", fut établie dans un sermon que le Pape Grégoire prononça en l’an 591, où il parla en ces termes: "Elle, laquelle Luc appelle la femme pécheresse, laquelle Joseph appelle Marie de Béthanie-, nous croyons que c’est Marie, de qui sept démons furent chassés selon Marc". C’est ce sermon qui provoqua que l’histoire associa Marie Madeleine à ces paroles fatales qui l’ont condamnée toutes ces années dans le rôle de la “ pécheresse ”; aujourd’hui il est possible de vérifier que cela n’a pas de bases fondamentales et premièrement, la pécheresse, n’a pas forcément été la même que les deux autres Marie.

Propagée par les théologiens des III et IV siècles, cette théorie non démontrée bénéficia d’une grande popularité durant le XIX siècle, causa beaucoup de confusion et un certain déshonneur à qui fut une des principales Apôtres du Christ. Aussi, cette situation servit à laisser cette Apôtre féminine en marge du pouvoir ecclésiastique, souvenons-nous de ce que l’église a toujours laissé de côté et marginalisé la femme, et d’autant plus, lorsqu’il s’agit de la sphère du pouvoir auquel elle n’a jamais eu accès, bien qu’il soit connu, que parmi les suiveurs directs de Jésus, autant hommes que femmes, Lui, ne faisait aucune distinction spéciale entre les unes et les autres.

Marie Madeleine dans les Évangiles Apocryphes

MARIE MADELEINE - Simone Martini

L’Évangile de Pierre, seul mentionne Marie Madeleine dans son rôle de témoin de la résurrection de Jésus:

Au matin du dimanche, Marie Madeleine, disciple du Seigneur –soucieuse que les juifs puissent être furieux, elle n’avait pas fait pour le tombeau du Seigneur ce que réservent les femmes à leurs morts chers - alla déposer avec ses amies, le vin au tombeau.

Dans au moins deux textes gnostiques coptes retrouvés à Nag Hammadi, l’Évangile de Thomas et l’Évangile de Philippe, où Marie Madeleine apparaît mentionnée comme une disciple proche de Jésus, dans une relation aussi proche que celle des autres apôtres. Dans l’Évangile de Thomas il y est mentionné Mariam (loge 21 et 114), et selon des études, c’est une référence à Marie Madeleine. Le second écrit parle d’un passage énigmatique qui peut faire l’objet de plusieurs interprétations:

Simon Pierre leur dit: “Que s’éloigne Mariam de nous!, les femmes ne sont pas dignes de la vie”. Jésus dit: « Regarde, je me charge de la faire homme, de manière qu’elle aussi devienne un esprit vivant, identique à vous les hommes: donc, toute femme qui se fait homme, entrera dans le royaume du ciel. »

Ce texte à la lumière de la gnose contemporaine est très significatif, bien que tout au long de l’histoire il ait été pris au pied de la lettre.

Dans l’Évangile de Philippe (log 32), elle est reconnue comme la compagne (κοινωνος) de Jésus:

Les trois femmes qui marchaient continuellement avec le Seigneur sont : sa mère Marie, la sœur de celle-ci et Madeleine, qui est désignée comme sa compagne [κοινωνος]. Marie est, en effet, sa sœur, sa mère et sa compagne.

Cela se retrouve aussi de façon claire dans un autre texte non moins révélateur que l’est la Pistis Sophia où est bien montrée l’importance de Marie Madeleine parmi le groupe des Apôtres. La Pistis Sophia est attribuée à Valentin, éminent et courageux chercheur de la Vérité, qui a eu le courage de se rebeller contre les dogmes pontificaux de l’Église Catholique, qui avait déjà commencé à cette époque (I et II siècles de notre ère) à fabriquer son orthodoxie ecclésiastique avec l’intention de laisser hors du jeu les authentiques chrétiens primitifs qui choisissaient la Gnose qui leur avait été accordée par Jésus. Beaucoup de théologiens n’ont aucun doute en affirmant que «Durant la seconde moitié du II siècle et au commencement du III siècle, la doctrine de Valentin allait être la plus puissante et la plus sérieuse des dissidents de l’Église, surpassant en volume par sa littérature celle de l’Église».

Enfin, une autre référence importante au personnage se trouve dans l’Évangile de Marie Madeleine, texte conservé seulement dans deux fragments grecs du III siècle, et un autre plus long, en copte, du V siècle. Dans le texte, trois Apôtres discutent du témoignage de Marie Madeleine sur Jésus. André et Pierre n’avaient pas confiance en son témoignage, et c’est Lévi (l’apôtre Matthieu) qui défendit Marie.

Marie Madeleine s’enfuit de Terre Sainte

Il existe une tradition selon laquelle Marie Madeleine (identifiée ici comme Marie de Béthanie), son frère Lazard et Maxime, un des soixante-douze disciples, comme quelques compagnons, voyagèrent en bateau par la mer Méditerranée fuyant les persécutions en Terre Sainte et débarquèrent finalement en un lieu appelé Saintes-Maries-de-la-Mer, près de Arles. Puis, Marie Madeleine voyagea jusqu’à Marseille, où depuis, elle entreprit l’évangélisation de la Provence, pour après se retirer dans une grotte -La Sainte Baume- dans les environs de Marseille, où elle aurait mené une vie de pénitente durant 30 ans. Selon cette tradition, quand est venue l’heure de sa mort elle fut transportée par les Anges à Aix-en-Provence, à l’oratoire de Saint Maximin, où elle reçut le viatique*. Son corps fut enterré dans un oratoire construit par Maximin dans une petite ville, connu depuis lors comme St. Maximin.

Vénération de Marie Madeleine


MARIE MAGDALEINE - Carlo Crivelli

Le premier lieu de France dont nous savons qu’il y était consacré un culte à Marie Madeleine, fut la ville de Vézelay, en Bourgogne. Il est attesté qu’il s’effectue des pèlerinages au tombeau de Marie Madeleine en Vézelay depuis au moins 1030. Le 27 avril 1050, une autorisation du pape León IX plaça officiellement la petite abbaye de Vézelay sous le patronage de Marie Madeleine. Jacques de la Voragine parle de la version officielle du déplacement des reliques de la Sainte depuis son tombeau dans l’oratoire de Saint Maximin près d’Aix-en-Provence jusqu’à la récente abbaye fondée à Vézelay, en 771. Le Saint Maximin de cette légende est un personnage qui ressemble trait pour trait à l’évêque historique Maximin et au Maximin qui, selon la légende, accompagna Marie Madeleine, Marthe et Lazard, en Provence.


Saint-Maximin

Intérieur de la basilique de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume

Un culte, plus tard, et qui attira de nombreux pèlerins, commença quand le corps de Marie Madeleine fut officiellement découvert, le 9 septembre 1279, à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, en Provence, par alors le prince de Salerne, futur roi Carlos II de Naples. Dans cet endroit fut construit un grand monastère Dominicain, de style gothique, un des plus importants de France.

En 1600, les supposées reliques furent déposées dans un sarcophage réalisé sur ordre du pape Clément VIII, mais la tête est placée à part, dans un reliquaire. Les reliques furent profanées durant la Révolution Française. En 1814 le temple est restauré et la tête de la Sainte récupérée, est vénérée actuellement dans ce lieu.


Détails importants de Marie Madeleine: épouse de Jésus


Maria Magdalena

La tradition gnostique et ésotérique nous apprend que Marie Madeleine a été l’épouse, la compagne sentimentale, de Jésus de Nazareth, en plus d’être la dépositaire d’une tradition chrétienne de signe féministe qui a été soigneusement occultée par l’Église Catholique.

Après, ces idées ont été récupérées par plusieurs auteurs de fiction comme Peter Berling (Les fils du Graal) et Dan Brown ( Da Vinci Code, 2003) entre autres; indiquant la dynastie Mérovingienne comme une hypothétique dynastie.

Cette idée s’appuie sur quelques arguments:

  1. Dans plusieurs textes gnostiques, comme l’Évangile de Philippe, il est montré que Jésus avait avec Marie Madeleine une relation plus proche qu’avec le reste de ses disciples, y compris les Apôtres. Concrètement, l’Évangile de Philippe parle de Marie Madeleine comme "compagne" de Jésus.
  2. Cela se retrouve dans la Pistis Sophia où les conversations et les questions que pose Marie Madeleine au Maître démontrent que c’était, d’entre les Apôtres, la plus proche et avait une meilleure compréhension de la Sagesse qui leur était donnée, et aussi, au niveau personnel existait entre eux une grande affinité et une certaine communion.
  3. Dans les Évangiles Canoniques, Marie Madeleine est, à l’exception de la mère de Jésus, la femme qui apparaît le plus, et est la plus représentée, en plus, comme disciple proche de Jésus. Sa présence dans les moments cruciaux de la mort et la résurrection de Jésus peut suggérer qu’elle était liée à lui par des liens conjugaux. Fra Angelico - Noli Mi Tangere
  4. Autre argument qu’expriment les défenseurs de la théorie du mariage entre Jésus et Marie Madeleine est, que dans la Palestine de l’époque, il était rare qu’un homme juif de l’âge de Jésus (trente et un ans) reste célibataire, spécialement si il se destinait à enseigner comme rabbin, d’autant qu’il était un envoyé divin.
  5. Tout le développement spirituel auquel se réfère Jésus dans son enseignement, et les passages clairement symboliques qui se retrouvent dans les Évangiles Canoniques et Apocryphes, sont clairement alchimistes et kabbalistes. Ici même, on déduit facilement que le Maître connaissait l’art alchimiste et les règles de cet art.
  6. Aussi cette phrase de l’Évangile de Thomas déjà mentionnée plus haut, révèle de façon alchimiste et kabbaliste la relation qu’ils avai:
Simon Pierre leur dit: “Que s’éloigne Mariam de nous!, les femmes ne sont pas dignes de la vie”. Jésus dit: “Regarde, je me charge de la faire homme, de manière qu’elle aussi devienne un esprit vivant, identique à vous les hommes: donc, toute femme qui se fait homme, entrera dans le royaume du ciel ».

Évangile de Marie Madeleine


Maria Magdalena - De la Tour

On attribut le titre d’Évangile de Marie Madeleine à un Évangile Apocryphe Gnostique, probablement datant du II siècle, dont nous sont parvenus jusqu’à nos jours, seulement quelques fragments.

Caractéristiques du texte


De cet évangile sont conservés seulement trois fragments: deux, très brefs, en grec, manuscrits du III siècle (papyrus Rylands 463 et papyrus Oxyrhynchus 3525); et un autre, plus long, en copte (Berolinensis Gnosticus 8052,1), une probable traduction de l’original grec. Le texte copte fut trouvé en 1896 par C. Schmidt, bien que non publié jusqu’en 1955. Les fragments en grec furent publiés, respectivement, en 1938 et en 1983.

Pour aucun des fragments il n’a été mentionné l’auteur de cet évangile. Le nom que reçut traditionnellement, l’Évangile de Marie Madeleine, est dû à la citation dans le texte, d’une disciple de Jésus appelée Marie, que la majorité des spécialistes ont identifié comme la Marie Madeleine apparue dans les Évangiles Canoniques.

Cela ne peut être postérieur au III siècle puisque les manuscrits en grec correspondent à cette époque. Par des caractéristiques internes au texte, comme la présence d’idées gnostiques, on considère qu’il fut rédigé au II siècle.

Contenu


Dans le fragment copte, qui est le plus long, manquent plusieurs pages (concrètement 1-6 et 11-14). Il s’agit d’un dialogue entre Jésus (mentionné comme "Le Sauveur") et ses disciples. Après le départ de Jésus, les Apôtres se trouvèrent désorientés:

Cependant, ils étaient attristés et pleuraient amèrement en disant : “Comment irons-nous voir les gentils et prêcher l’évangile du royaume du fils de l’homme? Si nous n’avons pas eu avec Lui de considération,comment pourrions-nous, nous, en avoir?

Alors Mariam se leva, les salua tous et dit à ses frères: “Ne pleurez pas et ne soyez pas attristés; ne tremblez plus, alors sa grâce descendra sur vous tous et vous protégera. Bien, acclamons sa grandeur, il nous a préparé et nous a fait hommes”. Ayant parlé, Mariam convertit leur cœur au bien et, ils commencèrent à expliquer les paroles du Sauveur.

Marie, alors, raconta une vision et le dialogue qu’elle eut avec Jésus pendant cette vision, avec des termes propres à la pensée gnostique. Le témoignage de Marie est rejeté par André et par Pierre, qui voulaient douter de ce que Jésus avait préféré une femme à eux pour faire des révélations secrètes. Cependant, Levi (l’apôtre Matthieu) décide de prêcher "l’Évangile selon Marie".

Selon les interprétations de Karen King, le texte révéla les tensions existantes au sein des communautés primitives chrétiennes entre les pro-orthodoxes, représentés par Pierre, et les gnostiques, représentés par Marie Madeleine. Une confrontation similaire existe dans d’autres textes gnostiques, comme l’Évangile de Thomas, la Pistis Sophia ou l’Évangile Copte des égyptiens. En plus, en accord avec ce texte, Marie Madeleine aurait été dépositaire de révélations secrètes de Jésus, et aurait tenu un rôle important dans la communauté chrétienne post pascalel.

Nous pouvons rencontrer certaines analogies entre les idées exposées dans cet évangile et les religions orientales comme le taoïsme et le bouddhisme.

Marie Madeleine selon l’Église Catholique


Marie Madeleine est vénérée par l’Église Catholique officiellement comme Sainte Marie Madeleine. Il existe de multiples temples dans le monde dédiés à cette Sainte catholique.

Marie Madeleine

Madeleine pénitente


Pendant que le christianisme oriental honore spécialement Marie Madeleine pour sa proximité avec Jésus, la considérant "égale aux Apôtres", en occident se développa, en se basant pour son identification sur d’autres femmes des évangiles (voir plus haut), l’idée qu’avant de connaître Jésus elle se vouait à la prostitution.

Cette idée naît, en premier lieu, de cette identité de Marie comme pècheresse (Lc 7:36-50), de qui on dit uniquement qu’elle était pècheresse et qu’il l’aimait beaucoup; en second lieu, de la référence (Lc 8:2), où on dit, qu’elle a été clairement associée à Marie Madeleine, de qui "avaient été sortis sept démons". Comme nous pouvons le voir, rien dans ces passages évangéliques ne permet de conclure que Marie Madeleine s’adonnait à la prostitution.

Nous ne savons pas avec exactitude quand a commencé l’identification de Marie Madeleine avec Marie de Béthanie et la femme de Jésus, (Lc 7:36-50), mais déjà dans une homélie du pape Grégoire le Grand (mort en 591) il exprima sans équivoque l’identité de ces trois femmes, et il montra Marie Madeleine comme une prostituée repentie. La légende postérieure la fait passer le reste de sa vie dans une grotte en plein désert, en pénitence et en mortification de sa chair, et des fresques de l’art occidental la représentent comme "Madeleine pénitente".

L’image de Marie Madeleine comme pénitente peut aussi, être confondue grâce à la tradition de Marie l’Égyptienne, Sainte de s. V, qui selon La vie des Saints de Jacob de la Voragine, s’adonnait à la prostitution et se retira dans un désert pour expier ses péchés. Il est commun de voir les représentations de Marie l’Égyptienne, avec les cheveux longs qui couvrent son corps ou enveloppée de laiches, symboles de sa pénitence dans le désert. Ces attributs, dans ces situations, accompagnent Madeleine, créant de la confusion entre ces deux Saintes.

Dans la tradition catholique, pourtant, Marie Madeleine passa pour un personnage secondaire, contrairement à son indubitable importance dans la tradition évangélique. Le rejet dont souffrit Marie Madeleine a été mis en relation par quelques auteurs avec la situation secondaire de la femme dans l’Église.

En 1969, l’Église Catholique retira du calendrier liturgique l’expression "pénitente" attribuée traditionnellement à Marie Madeleine; ainsi même, depuis cette date ils laissèrent employé dans la liturgie de la festivité de Marie Madeleine, la lecture de l’Évangile de Luc (Lc 7:36-50) où elle est vue en femme pècheresse. Depuis lors, l’Église Catholique a toujours considéré Marie Madeleine comme une prostituée repentie. Cependant, cette vision continue de prédominer dans l’esprit de beaucoup de catholiques.

Marie Madeleine et d’autres Saintes catholiques


Teresa de Lisieux

Marie Madeleine fut une source d’inspiration pour une des mystiques les plus importantes de l’Église Catholique, Thérèse de l’enfant Jésus, qui admirait cet amour si profond relaté dans l’Évangile dans lequel Marie Madeleine pense servir celui qu’elle aime; ainsi, Thérèse décida de vouer sa vie à celui qu’elle aimait le plus: Jésus de Nazareth (cf. LT 169 Sainte Thérèse). En 1894 elle écrivit: "Jésus nous a défendu en la personne de Marie Madeleine".

Une autre mystique catholique qui rencontra l’inspiration et la consolation en Marie Madeleine fut la dévouée de l’Église Thérèse d’Ávila, qui reconnaît avoir reçu l’aide spirituelle de Madeleine.



*viatique = communion à un mourant

*les Gentils = les nationaux, les non-juifs


Saint Terese de Avila
Maria Magdalena
AddThis Social Bookmark Button
 
Sexualité et Masturbation >

Connaissance Universelle

Science
Art
Philosophie
Mystique/Religion